De 132 kg et épuisé à triathlète : mon témoignage dans le podcast "50 ans, nouvel élan"

Il y a quelques années, j'étais une loque.

Ce n'est pas une formule. C'est exactement ce que j'étais. Un mois et demi dans le noir complet, chez ma maman, incapable de me lever. À 47 ans.

Avant ça : patron de 3 sociétés en Belgique et 2 au Maroc. 25 ans à tout donner - à mes clients, à mes équipes, à mes projets. Une boîte de cigarettes par jour. Un thermos de café le matin. Du travail jusqu'à 1h, 2h du matin. Une bouteille de vin et un cigare pour essayer de dormir.

« Je me fondais dans un moule qui n'était pas le mien. »

Le feu rouge qui a tout changé

Mon premier burn-out, je l'ai découvert d'une façon que je n'oublierai jamais.

Un matin ordinaire. Un feu rouge. Incapable de passer la première vitesse. Le feu passe au vert. Puis au rouge. Puis au vert à nouveau. Trois fois. Une dame sort de sa voiture derrière moi : « Monsieur, vous avez un souci ? »

« Pour un informaticien - c'était un bug cérébral. »

J'avais 38 ans. Mon père venait de décéder. Et début janvier, j'avais perdu 81% de mon chiffre d'affaires. L'élastique avait cassé.

Un psychiatre m'avait prévenu : « Soit vous m'écoutez, soit vous le faites à votre mode. Mais si vous le faites à votre mode, on se reverra. »

J'ai fait à ma mode. Il avait raison. Je l'ai refait - plus profond, plus brutal - neuf ans plus tard.

L'élastique qui se tend, se tend, se tend...

Le burn-out, ce n'est pas un événement. C'est un processus.

On tire sur l'élastique. Pendant longtemps. Trop longtemps. Lorsque la capacité d'adaptation devient de plus en plus importante par rapport à tes valeurs intrinsèques - l'élastique se tend, se tend, se tend. Et à un certain moment, le corps se met en rupteur.

C'est comme un disjoncteur qui saute pour vous mettre en sécurité - pour vous éviter des dommages bien plus graves. On fait le grand écart entre nos valeurs personnelles et le masque que l'on porte. On s'écarte, on s'écarte, on s'écarte - jusqu'au point de rupture.

Et la progression dans le burn-out n'est pas linéaire. Il y a des paliers où on récupère - et on retombe. Et lorsqu'on replonge, on plonge plus profond que la fois précédente.

La chambre dans le noir

À 47 ans, mon deuxième burn-out m'a mis à terre pour de bon.

Un mois et demi dans ma chambre, dans le noir complet, chez ma maman. Seul avec mes pensées. On est enfermé dans un mur de 70 cm. On ne voit pas de solution.

« J'étais une loque. J'étais mort. »

Et pourtant. C'est là, dans ce moment d'effondrement total, que quelque chose a commencé à changer. Pas d'un coup. Pas par magie.

Une paire de baskets - la chose qui coûte le moins cher

La reconstruction ne commence pas par une grande décision. Elle commence par un petit pas.

Littéralement.

J'ai pris une paire de baskets - la chose qui coûte le moins cher. Et j'ai commencé à marcher. 5 km. Puis 10. Puis 32 km par jour pendant 4 jours.

La Marche Mesa - 104 km au total. Seul. Pour me retrouver.

« C'était mon chemin de Saint-Jacques à moi. »

Ce n'était pas une performance sportive. C'était une preuve que je pouvais m'écouter. Me fixer mes propres limites. Et ne pas les dépasser. Après des années à ignorer tous les signaux de mon corps, c'était révolutionnaire.

« Tel le Phénix, on renaît. »

La transformation - pas à pas

De cette reconstruction, voilà ce qui a émergé concrètement :

  • 42 kg perdus - de 132 kg à 90 kg
  • Arrêt du tabac - une boîte par jour pendant des années
  • Arrêt de l'alcool
  • Le triathlon et le marathon comme nouvelles disciplines
  • Référent handisport pour la Ligue de Triathlon belge
  • 2 ans et demi au service de l'aide à la jeunesse pendant le COVID
  • Une certification de coach PNL professionnel

Chacun de ces éléments n'est pas une fin en soi. C'est la preuve vivante d'une méthode. La mienne. Construite dans la douleur, testée sur moi-même.

« J'ai travaillé pour gagner ma vie. Et j'ai dépensé ce que j'avais gagné pour récupérer la santé. Il faut réfléchir à cette notion-là. »

Ce que j'ai compris sur la transformation

Le burn-out n'arrive pas qu'aux salariés. Il touche aussi les indépendants, les patrons de PME, les profils atypiques qui donnent tout - sans jamais s'écouter.

« Nous ne sommes responsables que de ce que nous acceptons. »

La vraie question n'est pas « comment éviter le burn-out ? » mais « est-ce que je vis en accord avec mes valeurs ? ». Parce que c'est là que tout se joue. Entre ce que l'on est profondément et ce que l'on fait au quotidien.

Et quand cet écart devient trop grand - l'élastique casse.

Aujourd'hui, j'accompagne les patrons de PME et les leaders qui, comme moi, se sont perdus dans le quotidien opérationnel. Ceux qui ont oublié pourquoi ils avaient démarré. Ceux qui tiennent - mais ne savent plus vraiment pourquoi.

Parce que on ne transforme pas une entreprise sans transformer ses dirigeants.

J'en parle dans le podcast "50 ans, nouvel élan"

J'ai eu la chance d'être invité par le Dr Sandra Wantiez, médecin du sport, dans son podcast « 50 ans, nouvel élan ».

J'y raconte tout ça sans filtre - les signaux ignorés, les deux burn-outs, la chambre dans le noir, la marche Mesa, la transformation physique, le coaching, et ce nouvel élan qui m'accompagne depuis.

Ce n'est pas une success story lisse. C'est une vraie histoire, avec ses cicatrices et sa lumière.

🎙️ Écouter ou regarder l'épisode

Disponible aussi sur :

Et vous ?

Si vous vous reconnaissez dans certains de ces signaux - la fatigue qui ne passe pas, la pression qui ne lâche pas, le sentiment de ne plus savoir pourquoi vous faites ce que vous faites - sachez que ce n'est pas une fatalité.

Le changement est possible. À tout âge. À partir de n'importe quel point de départ.

« Le burn-out n'est pas une fin. C'est un commencement. »

C'est exactement pour ça qu'existe Un Autre Moi : pour vous accompagner, à votre rythme, dans votre propre transformation.

📩 Vous souhaitez en savoir plus ? Prenez contact, coordonnées ci-dessous.

Prenez soin de vous.
Régis.